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Expérience de cocu : « Ce rôle de cocu me sied pour l'instant »

29 Mars 2019 Laisser un commentaire

Nouveau ici je voudrais moi aussi publier maintenant mon histoire, en espérant qu’elle soit choisie et mise en ligne par le gérant du site. Cet événement de ma vie remonte à il y a deux ans. Je l’ai vécu avec mon ex-partenaire, avec qui nous avons achevé notre relation pour d’autres raisons que le candaulisme. Les chemins se croisent et se séparent. Des choses qui arrivent. Mais j’en garde de fabuleux souvenirs. C’est ce qui importe. Le souvenir que je veux partager ici est ancré en moi comme une cicatrice dont on ne se lasse pas de raconter l’apparition. Je dis cicatrice, car cette première a été comme une douce blessure. 

On frappe à la porte. C’est Véronique. Elle se tient devant moi, une jupe courte jusqu'aux genoux et des escarpins noirs. Je suis surpris, car je ne l’attendais pas ce soir-là. Agréablement surpris. Elle dit suavement : « C’est ton jour de chance, mon joli ». C’est là qu’apparaît un homme derrière elle. Malgré la surprise, je sais de quoi il en retourne. Cela faisait pas mal de temps qu’on évoquait cela.

Je les laisse pénétrer l’appartement malgré le désordre. Rien de bien pétillant à leur proposer : un fond de bouteille de la veille. Un bon vin toutefois. On s’installe dans le salon. Moi sur un fauteuil. Eux sur le canapé. Véronique donne le ton. Son regard me pénètre alors qu’elle passe la main sur l’entrejambe de cet inconnu souriant. Mon regard se porte maintenant sur ses jambes qu’elle écarte pour me montrer qu’elle est nue sous sa jupe. La pression monte en bas. C’est nouveau pour moi, cependant ce rôle de cocu me sied pour l’instant. Il y a quelque chose d’enivrant à se trouver de l’autre côté du miroir. Regarder ce n’est pas comme agir, mais cela provoque tout autant de sensations. Autres, cela dit.

experience cocu

« Je poursuis dans mon rôle de cocu »

Elle s’espace un peu plus de l’inconnu souriant et lui tend son pied pour qu’il le couvre de baisers. Elle connaît ma faiblesse pour les pieds, surtout quand ils sont enveloppés dans des bas-résilles. C’est partie de nos préliminaires. Je sens la jalousie écraser ma poitrine. Pourtant c’est bon. Agréablement bon. Je retiens tout ce désir ardent, insatisfait, qui m’anime.

Elle le caresse sensuellement, me dévisage toujours aussi intensément. Ses gestes sont lents, précis, presque odieux pour moi qui voudrait qu’elle lui arrache ses vêtements et abrège mes souffrances. Seulement je joue le jeu. Je voulais le jouer depuis longtemps. Les montées de jalousie me serrent la gorge. Inexplicable : j’aime. Elle continue de se jouer de ma jalousie qu’elle perçoit, je ne peux en douter. Sa manière de m’observer me l’exprime.

Enfin un bout de chair à l’air libre. Sa langue remonte le long de sa verge, ses yeux ne me lâchent toujours pas. Est-ce cela le présent d’une femme à son cocu ? Est-ce cela que le sentiment du cocu : l’incapacité à se mouvoir malgré le désir foudroyant de sauter sur sa belle pour la couvrir de baisers fougueux comme des morsures ? Sur le coup, j’en prends plein la figure, j’encaisse, car je veux aller au bout de la nuit. Je veux savoir ce qu’il adviendra d’elle, de moi, de nous. Notre couple saura-t-il se remettre de cette douloureuse mais si délicieuse blessure ? Je veux vivre cette expérience, la croquer à pleines dents. C’est pourquoi je poursuis dans mon rôle de cocu.

« Sur le siège de mon cocufiage »

Elle s’assoit sur lui, face à moi. Il ne fait que tenir sa verge raide. C’est elle qui se meut, c’est elle qui mène la danse, c’est elle qui me rend en transe. De la jalousie disparue est apparu le désir de m’immiscer. Mais je me retiens. Je dois me retenir. Elle continue avec son regard pénétrant. Il m’arrive de baisser les yeux par moments quand je ne supporte plus le désir insatisfait.

Ils ont fini leurs affaires. Je me dis que c’est à mon tour de croquer dans la pomme empoisonnée. Mais non. Elle le prend par la main et ils s’en vont, sans rien dire, me laissant seul dans mon appartement aux relents d’amour, la queue entre les jambes, pour ainsi dire, ahuri, ne sachant quoi faire. Alors je reste là, assis, seul, à essayer de saisir ce qui vient de se passer. Des heures durant je demeure sur le siège de mon cocufiage jusqu’à ce que tout s’estompe, jusqu’à ce que le vide m’envahisse. Le même vide qu’après des pleurs à chaude larmes. Un bien-être m’accompagnant jusqu’au sommeil.

Au réveil, j’avais un message sur mon téléphone. Véronique me disant je t’aime.



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